Quel statut juridique pour un artisan du bâtiment ?
Micro-entreprise, EI, EURL, SASU : les différences
Le bon statut dépend de votre chiffre d'affaires, de la part de matériaux, de vos charges et de votre situation personnelle. Voici les différences qui comptent ; faites valider votre choix par un expert-comptable ou la chambre de métiers.
Les grandes différences
- Micro-entreprise : formalités légères, cotisations sur le chiffre d'affaires (21,2 % pour les prestations artisanales en 2026), aucune charge déductible, plafond de 83 600 € pour les prestations.
- Entreprise individuelle au réel : charges déductibles, cotisations sur le bénéfice, patrimoine personnel séparé du patrimoine professionnel par défaut.
- EURL : société à associé unique ; le gérant associé unique relève en principe des travailleurs indépendants.
- SASU : le président est assimilé salarié ; protection sociale proche des salariés, mais cotisations plus élevées sur la rémunération.
Les questions à se poser
- Quelle part de matériaux dans mon chiffre d'affaires ? (en micro, ils ne sont pas déductibles)
- Quelles charges (véhicule, outillage, local, assurances) ?
- Rémunération régulière ou dividendes ?
- Embauche prévue ?
- Protection sociale souhaitée (retraite, prévoyance) ?
Les simulateurs de l'Urssaf permettent de comparer les statuts à revenu égal.
Sources
Règles vérifiées le 15 octobre 2026 dans les sources suivantes. Elles changent souvent : vérifiez-les avant de signer un devis.
Questions fréquentes
Peut-on changer de statut plus tard ?
Oui, on peut passer de la micro-entreprise au régime réel ou créer une société par la suite. Les démarches et leurs conséquences fiscales sont à préparer avec un expert-comptable.
L'assurance décennale dépend-elle du statut ?
Non : elle est obligatoire pour les travaux de construction, quel que soit le statut.